mardi 18 décembre 2012

200ème... / 200th...

Impressionnant! 200 messages... Je ne pensais pas, en commençant à écrire mes premières lignes que je pourrais aller si loin... Mais c'est très bien; j'aime beaucoup le faire! Et j'entends bien continuer, à moins que je ne devienne ennuyeux à force d'exposer ma vision du cyclisme parisien? J'espère que ce n'est pas le cas!... Même si, aujourd'hui...
Je pensais ce matin, en me rendant au travail, à cette sempiternelle file de voitures que je croise, affronte au quotidien et qui me désespère à cause de ses pollutions, environnementale, mais aussi sonore, psychologique, sociale, et des dangers qu'elle fait courir à l'ensemble des citoyens. Et je me disais: "pourquoi?"




 Pourquoi toutes ces personnes enfermées dans cette carapace d'acier, seules, face à un univers dangereux, qu'elles-mêmes rendent dangereux? Pourquoi ces personnes engluées dans leurs embouteillages quotidiens, dans leurs coquilles qui coûtent très cher pour un rendement très faible, et qui coûtent très cher à la collectivité par la création et l'entretien de la voirie, la pollution de l'atmosphère et  des sols, mais aussi par les accidents corporels, n'essaient pas de s'interroger sur la manière de modifier nos comportements collectifs, limiter nos besoins en transports? 




Les transports motorisés sont un des plus grands maux de notre société moderne, qui  détruisent nos espaces, nos liens sociaux, nos vies, nos libertés. Le simple fait de rouler à bicyclette nous rend tout cela.


Même par ces temps humides et froids...




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Impressive! 200 posts... I did not think, when I started to write on this blog I could go so far... But it is great, I like it! And will continue, unless I bore you too much with my thoughts about parisian cyclists? I hope I do not!... Even if today...
Commuting  this morning, I was thinking about this perpetual line of cars which I cross and face everyday, and which discourages me because of its pollutions, environmental, but also sound, psychological, social pollutions, and the dangers implied for all the citizens. And I said to myself: " why? "




Why all these persons locked into this shell of steel, alone in most of the situations, in front of a dangerous universe, which themselves make dangerous? Why these persons stuck in their daily traffic jams, in their shells which are very expensive for a very low efficiency, and which are very expensive to the community by the creation and the maintenance of the public road network, the pollution of the atmosphere and the grounds, but also by personal accidents, do not try to wonder about the way of modifying our collective behavior, of limiting our needs in transport?




The motorized transport are one of bigger troubles of our modern society, which destroy our spaces, our social links, our lives, our liberties. The simple fact of riding a bicycle makes us all this.


Even with our cold and humid weather...


jeudi 13 décembre 2012

Coursiers / Bike Messengers

Honneur à eux en ces temps de frimas qui rendent leurs conditions de travail encore plus difficiles!

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Honor to them with this cold weather, which return their even more difficult working conditions!



Attention à la voiture! / Mind the car!





Une centaine de kilomètres chaque jour... / About 100 kilometers each day...





Il faut juste bien se couvrir... / Just needing to wear good cycling clothes...





Pignon fixe? / Fixie? 





On s'est déjà vus, non (1 image plus haut que noter pignon fixe)? /
Do you remember him (1 picture above the fixie)?





Et les kilomètres s'enchaînent... / And the mileage is going on...




mardi 11 décembre 2012

jeudi 6 décembre 2012

mercredi 28 novembre 2012

Bromptons!

Juste pour le plaisir, et parce que j'aime ces merveilleuses petites bicyclettes!

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Just for the fun, and because I am fond of these wonderful little bicycles!



Un sac pour mettre la bicyclette dedans une fois repliée? /
A bag for the bicycle once folded?





Presque une ombre... / Nearly a shadow...





Changement de vitesse! / Gearing!





Tout est dans le style... / Stylish...




mercredi 21 novembre 2012

Plan anti-voitures parisien / Car-free parisian strategy

Voici à peu plus d'une semaine que Bertrand Delanoe, le maire de Paris a présenté au conseil de la ville son plan pour réduire la pollution de l'air, prévoyant l'interdiction de circuler des véhicules les plus polluants: à savoir les automobiles et les véhicules utilitaires de plus de 17 ans, les poids lourds, cars et bus de plus de 18 ans, ainsi que les deux-roues motorisés de plus de 10 ans (35% du parc en Ile-de-France tout de même), à partir de septembre 2014. Levée de boucliers, réactions caricaturales, bref, il était facile de s'y attendre, dans une société esclave du transport motorisé...

Little more than a week ago, Bertrand Delanoe, the mayor of Paris presented to the council of the city his plan to reduce the air pollution, planning the ban to circulate the most polluting vehicles namely automobiles and commercial vehicles of the more of 17 years old, the heavy trucks, the coaches and the bus of more than 18 years old, as well as more than 10 years old two-wheelers  (35 % of the park in Ile-de-France all the same), from September 2014. General outcries, caricatural reactions, in brief, it was easy to expect there, in a society slave of the motorized transport...


Avec les fauves... / Among the wild...




Ce que je trouve effrayant, c'est que les autorités soient obligées de prendre le problème à bras-le-corps, d'imaginer des lois, des interdictions, d'inventer une voirie spécifique (pour les véhicules électriques, notamment), bref, de dépenser beaucoup d'énergie, et d'argent, alors qu'avec un peu de bon sens, de civilité, de simplicité, chacun d'entre nous, humblement, pourrait y remédier, ou tout au moins sérieusement diminuer l'ampleur du désastre.
En prenant le guidon d'une bicyclette, par exemple... Les statistiques montrent que la grande majorité des déplacements urbains motorisés, et notamment parisiens, ne dépassent pas les dix kilomètres; une telle distance est loin d'être insurmontable à coups de pédales!

I find terrible, the fact that the authorities are obliged to take the bodily problem, to imagine laws, bans, to invent a specific public road network (for electric vehicles, in particular), in brief, to spend a lot of energy, and of money, while with some common sense, civility, simplicity, each of us, humbly, could remedy it, or at least seriously decrease the scale of the disaster.
By taking the handlebars of a bicycle, for example... The statistics show that the great majority of the motorized urban travels, in particular Parisian, do not exceed ten kilometers; such a distance is far from being insuperable in knocks of pedals!



Aussi simple que cela! / As simple as this!



Accusée de discriminer les populations les plus fragiles, souvent propriétaires des véhicules les plus anciens, la mairie de Paris répond en proposant "des mesures sociales d'accompagnement", en suggérant notamment à l'Etat le retour de la défunte prime à la casse. Pour ma part, j'appelle cela une prime à la bêtise... L'égalité sociale veut que tout le monde ait le droit de polluer... Et tout le monde paiera... 

Accused of discriminating between the most fragile populations, often owners of the the oldest vehicles, the city hall of Paris answers by proposing " social measures of support ", by suggesting in particular to the State the return of the deceased scrappage premium. For my part, I call it a bonus to the stupidity... The social equality wants that everybody has the right to pollute... And everybody will pay...


Même ceux qui ne polluent pas... / Even those who do not pollute...




Monsieur le Maire de Paris ne se rend apparemment pas compte que ce n'est pas l'âge d'un véhicule qui le rend polluant, mais l'utilisation qui en est faite. Une automobile diesel moderne, donc autorisée à circuler, utilisée tous les jours dans les rues de Paris sera davantage polluante qu'une voiture de collection de plus de trente ans, donc interdite de circulation, qui ne parcourra qu'un ou deux milliers de kilomètres par an... Mais plutôt que d'interdire, pourquoi ne pas mener une politique d'incitation à utiliser la bicyclette? Pourquoi ne pas récompenser le courage de celles et ceux qui affrontent au quotidien la folie motorisée?

Mr Mayor of Paris does not apparently realize that it is not the age of the vehicle which makes it polluting, but the use which is made. A modern diesel automobile, thus authorized to circulate, used every day in the streets of Paris will be more polluting than a classic car of more than thirty years, thus forbidden by traffic, which will go through only one or two thousand kilometers a year... But rather than to forbid, why not lead an incentive policy to use the bicycle? Why not rewarding the courage of those who face everyday the motorized madness?


Tout est dans le béret... / Everything is in the beret...




Soyons discrets... / Being discreet...




vendredi 9 novembre 2012

A la recherche du temps perdu... / Rememberance of things past...

Aimant farfouiller dans les livres, et les revues, anciens, je viens de tomber sur une petite perle, dans la revue du Touring Club de France de septembre 1908, écrite par un monsieur Abel Ballif, un texte malheureusement toujours d'actualité:

"Nous adressons un pressant appel aux automobilistes (ils font, par milliers, partie du Touring Club), en faveur de ceux d'entre nous qui, fidèles à la bicyclette, se trouvent côte à côte avec eux sur la route, pour une seconde.
Qu'ils fassent en sorte de toujours laisser au cycliste une place suffisante. Notre machine, à nous, est mince et légère. Elle n'occupe sur le sol qu'une largeur de quelques doigts. Mais, précisément parce que légère, elle est plus sujette aussi à un écart qui peut, à la seconde d'une surprise, déterminer la collision fatale, fatale surtout pour le cycliste.

Rue parisienne... 



Il faut aujourd'hui quelque courage pour circuler à bicyclette sur les routes habituellement fréquentées par les automobilistes. Aussi, nombre d'entre nous, qui jadis faisaient de la bicyclette avec ardeur, regardent-ils à deux fois avant de se décider à partir, et souvent, ils se décident... à rester.
Il est à souhaiter, pourtant qu'un accord, une entente autrement efficace que des réglementations difficilement applicables sur des milliers de kilomètres de route, se fassent entre nous, et que nous nous imposions, chacun, une sorte de discipline où nous trouverons notre sécurité.

Dans le couloir de bus.



Nombre d'automobilistes pratiquent encore la bicyclette, concurremment avec la voiture. Ils doivent donc, tour à tour, connaître ces deux états d'âme: celui du chauffard gêné par le pédalard, et celui du cycliste terrorisé par le chauffard.
C'est bien assez de la poussière et de la fumée dont les automobilistes gratifient nécessairement les cyclistes qui s'en passeraient volontiers, sans que, par une négligence coupable et qui peut devenir criminelle, ils leur fassent encore courir des risques d'accidents graves.

Dans le couloir de bus II.



Ralentir dans les agglomérations et dans les tournants surtout; prévenir à temps de son approche, est-ce donc trop demander?
Mais, répondent certains, la vitesse nous y oblige.
Et qui donc vous oblige, vous, à de la vitesse, à de ces vitesses où vous ne sauriez plus éviter l'accident possible?
Rien, ni personne.
Non, de la sagesse, et encore de la sagesse. La solidarité qui doit unir ces pratiquants des nouveaux modes de locomotion nous fait un devoir de nous entraider au lieu de nous gêner les uns les autres, sur ces routes qui nous appartiennent à tous et dont nous devons jouir en commun.
Que le cycliste, à l'appel de l'automobiliste, ne s'amuse pas à vagabonder sur la route, qu'il garde et serre sa droite, strictement, résolument, et que l'automobiliste ne s'amuse pas, à son tour, pour "épater" sa compagnie, ou "esbrouffer" le cycliste, comme je l'ai vu faire à certains, à frôler la bicyclette de si près que le moindre écart de direction provoqué par une appréhension bien légitime la jetterait sous les roues de la voiture.

Bien indiquer son intention de tourner!



Je le demande à tous ceux de notre Association par qui tant de progrès se sont, déjà, accomplis. que les automobilistes et les cyclistes du Touring-Club donnent l'exemple et que par leurs façons d'être sur la route, les uns envers les autres, ils fixent cet immense progrès moral d'être eux-mêmes les propres agents d'un ordre nécessaire, les gardiens de leur sécurité mutuelle et de la sécurité publique."

Un siècle plus tard, ce texte mériterait d'être publié dans toutes les écoles d'apprentissage à la conduite...


Instant de grâce dans un monde de brutes...



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Fond of ferreting about in old books, and reviews, I have just fallen on a small pearl, in the review of the Touring Club de France of September, 1908, written by a mister Abel Ballif, a text unfortunately always of current events:

"We send a pressing appeal to the car drivers (they make, by thousands, part of Touring Club), in favour of those of us who, faithful to the bicycle, are side by side with them on the road, for one second. 
That they made in kind to leave always to the cyclist a sufficient space. Our machine, to us, is thin and light. It occupies on the ground only a width of some fingers. But, exactly because light, it is more subject also to a distance which can, in the second of a surprise, determine the fatal, fatal collision especially for the cyclist.

Parisian street...



Some courage is needed today to circulate with a bicycle on roads usually frequented by the car drivers. So, number of us, who formerly cycled with heat, they look twice before deciding to leave, and often, they decides to stay.
It is to be wished, nevertheless that an agreement, an otherwise effective agreement that with difficulty applicable regulations on thousands of kilometers of road, has to be made between us, and that we stand out, each, a kind of discipline where we shall find our safety.


Bus lane. 



Number of car drivers still practises the bicycle, jointly with the car. They thus have to, alternately, know these two moods: that of the reckless driver bothered by the cyclist, and that of the cyclist terrorized by the reckless driver.
It is very enough dust and some smoke with which the motorists present inevitably the cyclists who would cross gladly, without, by a guilty carelessness and who can become criminal, they again made them run a risk of serious accidents.

Bus lane II.



Slow down in the urban areas and in the bends especially; to warn in time of its approach, is it too much thus to ask?
But, answer some car drivers, the speed obliges us there.
And who thus obliges you, you, in the speed, in these speeds where you would not know how to avoid any more the possible accident?
Nothing, or anybody.
No, of the wisdom, and still the wisdom. The solidarity which has to unite these followers of the new modes of locomotion carries out the duty to us to help us instead of being ashamed some the others, on these roads which belong to us in all and which we have to enjoy in common. 
That the cyclist, to the appeal of the car driver, does not enjoy wandering on the road, that he keeps and tightens his right, strictly, determinedly, and that the car driver has not fun, in his turn, "to amaze" his company, or " esbrouffer " the cyclist, as I saw it making for some, to touch the bicycle of if near that the slightest distance from direction caused by a very justifiable apprehension would throw it under the wheels of the car.


 Indicate clearly your intention to turn!



I ask for it all those of our Association by whom so much progress, already, came true. That the car drivers and the cyclists of the Touring-Club give the example and that by their manners to be on the road, the ones to the others, they fix this immense moral progress to be themselves the own agents of a necessary order, the guards of their mutual safety and the law and order. "

A century later, this text would deserve to be published in all the driving schools...


Moment of grace(favor) in a world of brutes...